La laine qui resoud la discorde

Lorsque l’animatrice est arrivée pour me signaler un problème sur l’Espace Jeune, je ne pensait pas que j’allais à nouveau tester ma pelote de résolution de conflit dans un nouveau contexte.

Voilà ce qu’on me présentait :

Mathis avait pris Axel à parti et l’avait frappé avec violence. Sa maman était furieuse et allait porter plainte à la mairie pour commencer puis demandait l’exclusion du premier de l’accueil de loisirs.

J’ai tout de suite pris le conflit en main et j’ai demandé à ce que les parents et les enfants se présentent à l’accueil de loisir l’après midi même.

Les parents sont arrivé, ne se connaissant pas. S’attendant à ce que des explications soient demandé à chacun façon « enquête et accablements ».

J’ai alors proposé aux parents, aux 2 enfants et à l’animatrice, que chacun prenne un siège et vienne s’installer dans l’herbe avec moi.

Nous avons formé un cercle. J’ai alors commencé l’exercice de la pelote ( cf lien article pelote ),

Arrivé avec une envie de justice pour les uns, de peur et stigmatisation pour les autres, de se retrouver dehors au lieu de derrière un bureau à déjà étonné les parents et les as apaisés.

Axel pu dire combien il avait eu peur, à ce point qu’il avait décidé en pleine matinée de téléphoner à sa maman à son travail pour lui signaler l’altercation et dire qu’il quittait le centre. Sa maman apeurée à demandé l’autorisation exceptionnelle à son employeur de quitter le travail pour venir.

Mathis lui, n’avait pas conscience de tout cela.

Mathis est un « grand », et quand ça ne va pas, il tape ! Ce matin, il était mal luné et Axel avait juste marché sur ses chaussures neuves et blanches. Alors Mathis avait réagi aussi sec, le plaquant contre le mur. Pour Mathis ce n’était rien. Mais Axel lui, n’avait jamais subi de violence. Alors pour lui, c’était trop fort. Là ou Mathis posait un geste banal Axel devenait tétanisé.

Un enfant stigmatisé et un autre « marqué ».

L’exercice de la pelote à permis à chacun de se rendre compte de la manière dont l’autre avait vécu l’événement, y compris pour les parents.

Il n’en aurait pas été ainsi si les enfants n’avaient pas pu exprimer leurs émotions.

Chacun est reparti en voyant les bons cotés de l’autre et aussi les difficulté de chacun à cohabiter et faire cohabiter ses réactions avec les autres, dans des environnements différents.

Les parents ont aussi su exprimer leurs peurs et être entendus par leurs enfants.

 

 

http://lerendezvousdesfemmes.fr/stages/

http://www.mindfulness-in-parenting.eu/